Deux annotateurs regardant le même objet tracent deux rectangles différents. L’écart tient rarement à la négligence, presque toujours à ce que personne n’a défini jusqu’où le rectangle devait serrer.Cet article expose ces règles. Il prolonge l’article consacré au
choix de la géométrie.
Ce que serrer veut dire
Cinq conventions de serrage se rencontrent en bounding box.Le rectangle placé au contact exact des pixels extrêmes de l’objet.Le rectangle laissant une marge constante tout autour de l’objet.Le rectangle englobant l’objet ainsi que son ombre propre.Le rectangle suivant la silhouette perçue plutôt que mesurée.Et le rectangle tracé entièrement au jugé, sans aucune règle explicite.Une conséquence pratique importante en découle. La dernière convention est de loin la plus répandue, un projet qui ne fixe rien laissant chaque opérateur adopter sa propre règle, ce qui produit un corpus dont la dispersion vient du cadrage plutôt que du soin apporté.
Ce que le serrage change au résultat
Quatre effets suivent le degré de serrage retenu en bounding box.La proportion de fond incluse dans chacun des exemples.La cohérence des dimensions attribuées à un même objet.La comparabilité des mesures obtenues entre deux annotations.Et la difficulté du contrôle mené par un relecteur.Une observation importante en découle pour un projet de bounding box. Le deuxième effet compte davantage que le premier, un serrage variable faisant paraître un même objet tantôt plus grand tantôt plus petit selon l’opérateur, ce qui introduit une variation que rien dans la scène ne justifie.
Ce qui rend le bord difficile à situer
Cinq situations brouillent la limite exacte de l’objet.Un contour rendu flou par le mouvement ou par la mise au point.Une ombre portée directement collée à l’objet.Un reflet prolongeant l’objet sur une surface voisine.Un accessoire dont l’appartenance à l’objet n’est pas tranchée.Et une transition trop douce entre l’objet et son support.Une conséquence pratique s’ensuit. Ces cinq situations ne se résolvent nullement par la précision du geste, la limite étant indécidable sur l’image, ce qui appelle une règle plutôt qu’un effort supplémentaire.
Ce que la marge coûte ou rapporte
Quatre arguments s’opposent sur ce point en bounding box.Une marge nulle donne assurément l’exemple le plus propre.Une marge nulle vient parfois rogner l’objet lui-même.Une marge constante rend en revanche le serrage reproductible.Et une marge constante ajoute du fond sur l’ensemble des exemples.Une observation en découle. Le deuxième argument tranche souvent le débat, un rectangle trop ajusté venant couper un bord mal perçu, ce qui rend une marge minime préférable à un serrage maximal recherché à tout prix.
Ce que l’usage final exige comme serrage
Cinq usages appellent des exigences différentes.Une simple détection tolère un serrage relativement approximatif.Un comptage se satisfait de n’importe quelle convention appliquée uniformément.Une extraction de zone préfère une marge plutôt qu’un contact strict.Une estimation de dimension exige un serrage à la fois strict et reproductible.Et un suivi d’objet réclame surtout la stabilité d’une image à l’autre.Une observation importante en découle pour un projet de bounding box. Le dernier usage impose une exigence particulière, un serrage variant même légèrement d’une image à la suivante produisant un objet qui semble palpiter alors qu’il ne bouge pas, ce qui perturbe le suivi bien plus qu’un serrage lâche mais constant.
Ce que la règle doit préciser
Six points rendent une consigne de serrage réellement applicable.Le principe finalement retenu, contact exact ou marge constante.La valeur exacte de cette marge lorsqu’elle existe.Le sort réservé à l’ombre propre ainsi qu’aux reflets.Le traitement réservé aux accessoires attenants.La conduite à tenir face à un contour flou.Et l’écart toléré entre deux annotations du même objet.Une conséquence pratique importante en découle pour un projet de bounding box. Le dernier point manque presque toujours et détermine le reste, un référentiel exigeant un serrage parfait sans jamais dire ce qui compte comme écart acceptable produisant des reprises sans fin sur des différences insignifiantes.
Aborder la question du serrage
Cinq questions cadrent le serrage sur un projet de bounding box.Quel principe s’applique. Contact ou marge, il faut choisir.Que faire de l’ombre. Elle prolonge l’objet ou non.Comment traiter un contour flou. La règle vaut mieux que l’effort.Quel écart est acceptable. Sans seuil, tout devient reprise.Et la dimension sera-t-elle exploitée. Elle change l’exigence.Ces cinq réponses déterminent la reproductibilité même du tracé. Les poser avant la production évite un corpus dont la dispersion vient de la seule consigne.
Ce que ce chapitre enseigne
Une observation transversale mérite de clore cet examen.Un tracé n’est reproductible que si sa règle est écrite.Trois constats la composent.Un projet qui ne fixe rien laisse chaque opérateur adopter sa propre règle.Une limite indécidable sur l’image appelle une convention et non un effort.Et un serrage variable fait paraître un même objet plus grand ou plus petit.Ce constat prolonge les chapitres précédents, la reproductibilité y remplaçant la précision comme critère de qualité.
Les erreurs les plus fréquentes
- Exiger un serrage parfait sans définir ce que serrer signifie.
- Omettre le seuil d’écart acceptable entre deux annotations.
- Laisser le sort de l’ombre portée à l’appréciation de chacun.
- Traiter un contour flou par un effort plutôt que par une règle.
- Confondre serrage maximal et qualité du corpus.
- Rogner l’objet en cherchant à coller au plus près.
- Changer de convention de serrage en cours de projet.
- Mesurer la qualité sans mesurer la dispersion entre opérateurs.
- Reprendre des annotations pour des écarts insignifiants.
- Négliger l’effet du serrage sur les dimensions exploitées.
Ce que la mesure du serrage révèle
Quatre indicateurs décrivent la reproductibilité d’un tracé.L’écart moyen constaté entre deux annotations du même objet.La dispersion de cet écart selon chacun des opérateurs.Le biais systématique d’un opérateur vers le lâche ou le serré.Et la variation de cet écart selon la taille de l’objet.Une conséquence pratique importante en découle. Le troisième indicateur oriente utilement la correction, un opérateur biaisé de façon constante se corrigeant par une simple consigne alors qu’un opérateur dispersé sans biais relève d’un problème de méthode, ce qui distingue deux remédiations que rien ne rapproche.
Ce que la taille de l’objet change
Quatre effets accompagnent la réduction de taille.Un écart de deux pixels devient une part considérable de l’objet.Le contour occupe alors une fraction croissante de la surface.Le zoom devenu nécessaire ralentit sensiblement le travail.Et la dispersion entre opérateurs augmente mécaniquement.Une observation importante en découle pour un projet de bounding box. Le dernier effet impose de ventiler toute mesure par taille, un taux d’accord global mêlant les grands et les petits objets masquant une dispersion considérable sur les seconds, ce qui fait conclure à tort que la consigne est correctement appliquée.
Trois décisions avant de produire
Trois décisions engagent le serrage sur un projet de bounding box.Choisir entre le contact exact et la marge constante, puis l’écrire.Fixer le sort de l’ombre portée ainsi que des accessoires attenants.Et arrêter l’écart précis toléré entre deux annotations du même objet.Ces trois décisions ne coûtent qu’une demi-heure, elles précèdent la toute première image, et leur absence produit une dispersion que personne ne saura attribuer.
La question qui cadre la consigne
Une question détermine l’exigence de serrage en bounding box.Les dimensions de la boîte seront-elles exploitées ou seulement sa position.Seulement la position, pour détecter ou localiser, tolère un serrage approximatif pourvu qu’il reste constant d’un opérateur à l’autre.Les dimensions exploitées, pour estimer une taille ou suivre une évolution, exigent un serrage strict et une règle écrite que rien ne remplace.Cette question relève de l’usage et non du soin des opérateurs, elle se pose avant la première image, et elle sépare une consigne d’une page d’un référentiel qu’il faudra détailler.
Trois vérifications sur une consigne de serrage
Trois contrôles qualifient une règle de tracé en bounding box.Le principe retenu, écrit plutôt que sous-entendu.Le sort réservé à l’ombre portée et aux accessoires.Et l’écart toléré, chiffré plutôt que laissé au jugement.Ces trois contrôles se posent en une seule question chacun, ils ne demandent aucune compétence technique particulière, et leur absence indique une consigne que chaque opérateur complétera à sa façon.
Ce que le prestataire apporte ici
Quatre apports distinguent une prestation sérieuse en bounding box.Une règle de serrage écrite puis illustrée par des exemples.Un seuil d’écart toléré fixé bien avant la production.Une mesure du biais propre à chacun des opérateurs.Et des exemples visuels des cas limites plutôt qu’une description.Une conséquence pratique importante en découle. Le dernier apport pèse davantage que les trois autres réunis, une phrase décrivant un serrage se prêtant à plusieurs lectures là où une image annotée n’en admet qu’une seule, ce qui rend quelques exemples visuels plus efficaces que plusieurs pages de consigne.
Ce que la pré-annotation change au serrage
Quatre effets suivent l’emploi d’une proposition automatique.Le serrage devient parfaitement homogène sur l’ensemble du corpus.Cette homogénéité suit la convention de l’outil et non celle du projet.L’opérateur ajuste bien rarement une boîte qui paraît déjà acceptable.Et le biais introduit ne se remarque qu’en comparant à une annotation libre.Une observation importante en découle pour un projet de bounding box. Le dernier effet mérite un contrôle explicite, une fraction du corpus annotée sans aucune proposition révélant l’écart exact entre les deux conventions, ce qui transforme un biais invisible en écart mesuré que l’on peut décider d’accepter ou de corriger.
Ce que le premier lot doit établir
Quatre résultats justifient un lot d’essai avant la production.L’écart moyen constaté entre deux annotations du même objet.La liste complète des cas où le bord s’est révélé indécidable.Le biais propre à chacun des opérateurs effectivement mobilisés.Et l’effet de la taille de l’objet sur la dispersion constatée.Une conséquence pratique importante en découle pour un projet de bounding box. Le deuxième résultat produit directement la consigne définitive, chaque cas indécidable rencontré appelant une règle qui n’existait pas encore et que le premier lot fait apparaître, ce qui rend cet essai plus utile pour écrire le référentiel que pour mesurer la cadence.
Ce que le contrôle du serrage suppose
Quatre dispositifs permettent réellement de vérifier une consigne de tracé.Une double annotation menée sur une fraction restreinte du corpus.Un affichage superposé des deux tracés permettant de les comparer.Un suivi du biais propre à chaque opérateur au fil du projet.Et une reprise ciblée des seuls écarts dépassant le seuil convenu.Une observation importante en découle pour un projet de bounding box. Le dernier dispositif protège la production autant que la qualité, une reprise déclenchée sur le moindre écart visible consommant un temps considérable pour un gain à peu près nul, ce qui rend le seuil aussi utile au budget qu’au corpus.
Ce que ce chapitre laisse au suivant
Un rectangle bien serré reste inadapté sur un objet incliné.Trois questions restent ouvertes en bounding box.Ce qu’une boîte alignée sur les axes perd sur un objet en diagonale.Ce qu’une boîte orientée apporte et ce qu’elle coûte.Et comment décrire un angle sans introduire d’ambiguïté nouvelle.Ces trois questions relèvent des boîtes orientées, qui constituent l’objet du chapitre suivant.
Ce que la cadence perd à un serrage strict
Quatre effets accompagnent une exigence de serrage élevée.Le zoom devient nécessaire sur une part croissante des objets.Chaque boîte demande un ou deux ajustements après son premier tracé.L’hésitation devant les cas limites ralentit sensiblement le rythme.Et la reprise consécutive au contrôle s’ajoute au temps initial.Une conséquence pratique importante en découle pour un projet de bounding box. Le deuxième effet pèse le plus sur le total, un ajustement paraissant négligeable à l’échelle d’une seule boîte et représentant une part considérable du temps total sur des dizaines de milliers d’objets, ce qui justifie de n’exiger un serrage strict que là où les dimensions comptent réellement.
Trois erreurs propres au serrage
Trois défauts de bounding box tiennent à cette règle seule.Un serrage exigé sans aucune définition écrite de ce qu’il signifie.Un seuil d’écart absent, transformant chaque différence en reprise.Et un biais d’opérateur jamais mesuré, et donc jamais corrigé.Ces trois défauts ne produisent jamais aucune boîte manifestement fausse, ils se révèlent en comparant deux annotations du même objet, et leur point commun est de fabriquer une dispersion que le corpus attribuera au monde réel.
Ce que le client doit trancher ici
Quatre décisions appartiennent bien au client plutôt qu’au prestataire.L’appartenance des accessoires à l’objet dans son propre domaine.Le sort de l’ombre portée, propre à ses conditions de prise de vue.L’exigence de serrage justifiée par l’usage qu’il prévoit réellement.Et l’écart maximal qu’il accepte entre deux annotations du même objet.Une observation importante en découle pour un projet de bounding box. La première décision revient au client parce qu’elle dépend du métier, un accessoire faisant partie de l’objet dans un usage donné et pas dans un autre, ce qui rend toute réponse générale inapplicable et toute réponse du prestataire arbitraire.
Ce que ce chapitre partage avec les précédents
Trois constats se retrouvent depuis le début du parcours.Une convention non écrite se remplace par autant de conventions que d’opérateurs.Un exemple visuel transmet une règle bien mieux qu’un long paragraphe.Et un défaut de cadrage se lit comme une propriété du monde réel.Une conséquence pratique importante en découle pour un projet de bounding box. Le dernier constat explique la difficulté propre à cette géométrie, un corpus pourtant incohérent restant parfaitement plausible à l’oeil, ce qui prive le projet du signal d’alarme dont disposent les géométries plus exigeantes.
Ce que la révision d’une consigne impose
Quatre situations obligent à reprendre une règle de serrage.Un type d’objet dont le bord se révèle systématiquement trop ambigu.Un usage précisé bien après le démarrage de la production.Un écart entre opérateurs que la consigne actuelle n’explique pas.Et un changement de source d’images modifiant le rendu des contours.Une observation importante en découle pour un projet de bounding box. La dernière situation surprend et se rencontre régulièrement, un lot d’images plus nettes ou bien plus floues que les précédentes déplaçant la limite perçue de l’objet, ce qui produit une dérive du serrage sans qu’aucun opérateur ait changé sa façon de faire.
Ce que la formation transmet ici
Quatre acquis distinguent nettement un opérateur formé à cette règle.Le geste permettant d’atteindre le serrage voulu sans la moindre hésitation.La reconnaissance immédiate des cas que la consigne a déjà tranchés.La conscience de son propre biais vers le lâche ou le serré.Et le réflexe de signaler un cas nouveau plutôt que de l’assimiler seul.Une conséquence pratique importante en découle pour un projet de bounding box. Le troisième acquis s’obtient uniquement par comparaison, un opérateur ne percevant jamais par lui-même qu’il serre systématiquement plus qu’un autre, ce qui rend un exercice croisé en début de projet plus formateur que n’importe quelle explication.
Ce que l’outil de travail change ici
Cinq fonctions de l’interface pèsent directement sur la reproductibilité du tracé.Un zoom vraiment rapide, sans quoi le serrage se juge de trop loin.Un ajustement des bords au pixel après le tracé initial.Un affichage des dimensions de la boîte pendant le tracé lui-même.Une aide au calage sur les bords contrastés.Et un rappel visuel permanent de la convention retenue.Une observation importante en découle pour un projet de bounding box. La quatrième fonction produit un effet ambigu, une aide au calage homogénéisant le serrage entre les opérateurs tout en imposant sa propre définition du bord, ce qui améliore la reproductibilité sans garantir la conformité à la consigne écrite.
Ce que ce sujet a de particulier commercialement
Quatre traits distinguent cette question des autres du parcours.Elle se règle en une seule heure et pèse pourtant sur tout le corpus.Elle ne coûte presque rien à traiter et beaucoup à ignorer.Elle ne se rattrape ensuite par aucun contrôle ultérieur.Et le client lui-même ne pense presque jamais à la poser.Une conséquence pratique importante en découle. Le dernier trait donne au prestataire un rôle qu’il assume rarement, la question du serrage relevant du métier même de l’annotation plutôt que de celui du client, ce qui rend son absence dans un cahier des charges normale et son absence dans la réponse du prestataire nettement moins.
Ce que le corpus doit couvrir ici
Cinq situations méritent une place tout à fait explicite dans le corpus.Des objets bien nets, servant de référence de serrage.Des contours volontairement flous, où la règle prend tout son sens.Des objets accompagnés d’une ombre portée bien marquée.Des objets munis d’accessoires ambigus.Et des objets de très petite taille à l’écran.Une observation importante en découle pour un projet de bounding box. La deuxième situation manque le plus souvent, un corpus composé uniquement d’objets bien détourés n’éprouvant jamais la règle de serrage, ce qui laisse croire qu’elle fonctionne jusqu’au jour où les images réelles arrivent.
Ce qu’il faut retenir
La reproductibilité du serrage compte davantage que sa finesse.Trois lectures se dégagent. Un projet qui ne fixe aucune règle laisse chaque opérateur adopter la sienne, ce qui produit un corpus dont la dispersion vient du cadrage plutôt que du soin apporté au tracé. Une limite indécidable sur l’image appelle une convention plutôt qu’un effort supplémentaire, ce qui déplace la solution du geste vers le référentiel. Et un serrage variable fait paraître un même objet plus grand ou plus petit selon l’opérateur, ce qui introduit une variation que rien dans la scène ne justifie et fausse toute exploitation des dimensions.Pour les objets inclinés, l’article consacré aux
boîtes orientées détaille la démarche. Pour les objets masqués, l’article sur l’
occlusion et la troncature l’expose.Pour approfondir les modalités d’exécution, les formats pris en charge et les dispositifs de contrôle applicables, vous pouvez consulter notre page dédiée à l’
annotation 2D et 3D. Et si vous préparez un projet de détection,
échangeons sur votre besoin.